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Déconstruction des stéréotypes sur le Burkina Faso : des journalistes et communicateurs formés aux bonnes pratiques à Koudougou

Le ministère des Affaires étrangères, à travers le Bureau d’analyses stratégiques (BAS), a organisé une session de formation à l’intention des journalistes et des communicateurs sur la déconstruction des stéréotypes sur le Burkina Faso. Cette activité s’est tenue du 2 au 4 juin 2026 à Koudougou, dans la région du Nando. L’objectif de cette formation était de renforcer les capacités des participants en leur fournissant les outils et les connaissances nécessaires pour déconstruire les clichés et les narratifs erronés véhiculés sur le Burkina Faso.

Depuis l’accession au pouvoir du Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, Chef de l’Etat, le Burkina Faso est confronté à une intense guerre informationnelle marquée par la diffusion de contenus désinformatifs et de perceptions négatives sur sa situation. A la suite d’une veille géopolitique approfondie, le Bureau d’analyses stratégiques a élaboré, en 2026, un mémorandum intitulé « Burkina Faso : au-delà des stéréotypes, une dynamique vers la sécurité et le développement », en vue de contribuer à la déconstruction des idées négatives reçues sur notre pays.

Dans le cadre de la vulgarisation de ce document, des journalistes et communicateurs ont été formés aux outils et approches nécessaires pour déconstruire les stéréotypes et lutter efficacement contre la désinformation. Grâce aux connaissances acquises, ces professionnels des médias et de la communication disposent désormais de meilleures capacités pour contribuer à la promotion d’une information saine, équilibrée et fondée sur les réalités du Burkina Faso.

Présidant la cérémonie d’ouverture, le Directeur de Cabinet du ministère des Affaires étrangères, Sougouri Dieudonné Ouédraogo, a souligné que la communication constitue un maillon essentiel dans le contexte actuel marqué par la lutte contre le terrorisme et la désinformation. Selon lui, la diffusion du contenu du mémorandum traduit la volonté du Gouvernement de permettre à un large public de s’approprier cet outil de référence et de s’en servir dans les échanges avec les partenaires techniques et financiers, chaque fois que nécessaire.

« Les éléments de langage contenus dans le mémorandum apportent des réponses aux narratifs infondés et aux clichés négatifs véhiculés sur le Burkina Faso. Ils mettent également en lumière les dynamiques de développement impulsées depuis septembre 2022 », a-t-il indiqué.
Pour San Simon Coulibaly, expert au Bureau d’analyses stratégiques, la diffusion de ce document revêt une importance particulière. « Nous avons initié cette session de formation à l’intention des journalistes, dont la voix porte auprès de l’opinion publique, afin de leur présenter les outils de déconstruction des stéréotypes et de lutte contre la désinformation visant notre pays », a-t-il expliqué.

Il a également exprimé l’attente du BAS de voir les participants mieux appréhender les mécanismes de la guerre informationnelle et cognitive dirigée contre le Burkina Faso, afin de devenir des relais efficaces du mémorandum et des objectifs poursuivis dans le cadre de cette lutte.
De son côté, le Coordonnateur du Bureau d’analyses stratégiques, Samson Arzouma III Ouédraogo, a indiqué que cette activité s’inscrit dans la dynamique de diffusion du mémorandum. Selon lui, les échanges ont permis d’examiner les différentes idées préconçues véhiculées sur le Burkina Faso, notamment par certains acteurs internationaux, ainsi que de présenter le narratif et les positions officielles du Gouvernement sur la situation sécuritaire et les questions connexes.

Au cours des trois jours de formation, six modules ont été développés. Ils ont notamment porté sur la dynamique nationale à l’aune des mutations géopolitiques et géostratégiques, la présentation du mémorandum, la compréhension des positions du Burkina Faso sur la qualification de la crise sécuritaire et les questions connexes, les dynamiques géopolitiques entre l’Afrique et l’Occident, l’analyse de la posture du Pr Nicholas Howard, ainsi que les dynamiques régionales et le rôle de l’Alliance des États du Sahel (AES).

Service d’information du Gouvernement