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Coopération transfrontalière : Les documents fondateurs du cadre de concertation des régions du Guiriko, des Tannounyan du Burkina Faso et de Sikasso, de Koutiala du Mali adoptés

Le Gouverneur de la région du Guiriko, la Camarade Mariama KONATE/GNANOU, a coprésidé, du 21 au 23 juillet 2026, à Sikasso, en République du Mali, l’atelier de validation et d’adoption de la Convention et du Plan d’actions stratégique du Cadre de concertation transfrontalier réunissant les régions du Guiriko et des Tannounyan au Burkina Faso, ainsi que celles de Sikasso et de Koutiala au Mali. Elle avait à ses côtés le Gouverneur de la région de Sikasso, la Camarade Kanté Marie Claire DEMBELE, le Gouverneur de la région des Tannounyan, le Camarade Contrôleur général de Police Patrice YEYE, ainsi que le Gouverneur de la région de Koutiala, le Camarade Général de division Abdoulaye CISSE.

A l’ouverture des travaux, les Gouverneurs des régions du Guiriko et de Sikasso ont salué les liens historiques d’amitié, de fraternité et de solidarité qui unissent les peuples du Burkina Faso et du Mali. Elles ont également relevé la dynamique de rapprochement et de coopération impulsée par les plus hautes autorités des deux Etats, notamment, le Président du Faso, Chef de l’Etat, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORE, et le Président de la Transition, Chef de l’Etat du Mali, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA.

Pendant trois (03) jours, les délégations burkinabè et maliennes ont examiné, enrichi et adopté les projets de Convention et de Plan d’actions stratégique qui vont encadrer désormais le fonctionnement du Cadre de concertation transfrontalier.

Les échanges ont porté sur le partage d’expériences et de bonnes pratiques en matière de coopération transfrontalière, le renforcement de la coexistence pacifique entre les communautés frontalières, la prévention et la gestion des conflits, ainsi que le renforcement des capacités des acteurs impliqués dans la gouvernance des espaces frontaliers.

L’adoption de ces documents fondateurs marque une étape décisive dans l’institutionnalisation de la coopération entre les quatre (04) régions. Elle traduit la volonté commune des autorités administratives, sécuritaires, coutumières et communautaires du Burkina Faso et du Mali de construire un espace transfrontalier plus sûr, plus résilient et favorable au développement socio-économique des populations.

La Convention couvre plusieurs secteurs prioritaires, notamment la santé, l’eau, l’hygiène et l’assainissement, l’éducation et la formation professionnelle, la sécurité et la protection civile. Elle prend également en compte la gestion durable de l’environnement et des ressources naturelles partagées, l’agriculture, l’élevage, la pêche, la culture, les sports et loisirs ainsi que le transport et la mobilité transfrontalière.

Afin de garantir la mise en œuvre effective des engagements pris, la Convention prévoit trois (03) principaux organes de fonctionnement. Il s’agit de :

  • la Conférence des Gouverneurs, chargée d’orienter les actions, de veiller à la cohérence des interventions et de renforcer la coopération entre les territoires concernés ;
  • les Commissions thématiques permanentes, consacrées notamment à la sécurité et à la protection civile, au renforcement de la coexistence pacifique et de la solidarité, ainsi qu’au développement socio-économique et culturel ;
  • le Secrétariat technique, chargé d’assurer la coordination des activités, le suivi des décisions de la Conférence des Gouverneurs et la liaison avec les structures nationales compétentes en matière de gouvernance des frontières.

A la clôture des travaux, le Gouverneur de la région des Tannounyan, le Camarade Contrôleur général de Police Patrice YEYE, a salué l’esprit de fraternité, de solidarité et de responsabilité qui a guidé les échanges. Il a indiqué que l’adoption de cette Convention constitue une étape historique dans la construction d’un espace transfrontalier fondé sur le dialogue, la coopération et la solidarité entre les communautés.

Il a, par ailleurs, souligné que cet instrument permettra d’apporter des réponses concertées aux défis liés à la libre circulation des personnes et des biens, à la gestion concertée des ressources naturelles, à la sécurité humaine, à la paix et à la cohésion sociale.

Evoquant les perspectives, le Camarade Contrôleur général de Police Patrice YEYE, a rappelé que le véritable défi demeure l’application effective du Plan d’actions triennal glissant 2026-2028. « Une chose est de planter un arbre, une autre chose est d’en prendre soin en l’entretenant et en le protégeant », a-t-il souligné avant d’inviter l’ensemble des acteurs à s’investir pleinement pour traduire les conclusions de cette rencontre en actions concrètes au profit des populations.

Cet atelier a bénéficié de l’appui financier et technique de l’Agence allemande de Coopération internationale (GIZ).

DCRP/MATM