
Le Camarade ministre des Serviteurs du Peuple a animé, ce dimanche 4 octobre 2026, au Pavillon Soleil Levant du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), une séance de l’activité « Dialogue avec le Peuple ». Organisée dans le cadre de l’Exposition gouvernementale, à l’occasion de la deuxième phase des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC), cette rencontre a permis de présenter les réformes de son département et de recueillir les préoccupations des citoyens.












Dans sa déclaration liminaire, le ministre a exposé les principales actions menées depuis le 30 septembre 2022 dans les domaines de la fonction publique, du travail et de la protection sociale. Il a souligné que la dénomination « ministère des Serviteurs du Peuple » traduit la volonté de placer le service aux citoyens au cœur de l’action administrative.
En matière de fonction publique, il a notamment présenté l’Instruction générale des ressources humaines, la réduction du nombre de jours chômés et payés de 15 à 11, ainsi que la clause prioritaire de l’État, destinée à mobiliser les compétences burkinabè au service de l’intérêt général.
Sur la période considérée, 20 854 postes ont été pourvus dans la fonction publique d’État, sans compter les recrutements effectués dans les sociétés d’État, les collectivités territoriales et les autres structures publiques.
La déconcentration des actes de gestion a, pour sa part, permis à 73 712 fonctionnaires de bénéficier d’actes administratifs pris au niveau déconcentré. Quant à l’application de l’avancement de classe en 2026, destiné à récompenser le mérite, elle a concerné 42 224 agents, dont 39 067 en activité et 3 157 retraités. Le contrôle de l’authenticité des diplômes a également conduit à écarter une vingtaine de personnes ayant frauduleusement accédé à des emplois publics.
Dans le domaine du travail, le ministre a évoqué l’adoption du nouveau Code du travail, qui prévoit notamment un meilleur encadrement des activités de placement et du travail temporaire, ainsi qu’une limitation du renouvellement des contrats à durée déterminée.
Il a aussi rappelé le relèvement du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), passé de 30 684 à 45 000 francs CFA en 2023. Sur la période, 10 261 établissements ont fait l’objet de contrôles, contribuant à une baisse des infractions relevées.
La protection sociale a occupé une place importante dans la présentation, avec l’opérationnalisation du régime d’Assurance maladie universelle. Depuis le démarrage des prestations, le 1er février 2026, 531 entreprises sont affiliées au régime et 451 182 personnes sont immatriculées. Parmi elles, 190 758 disposent de droits ouverts aux prestations de soins. Environ 3 000 personnes ont déjà bénéficié de prestations.
Le ministre a également fait état de l’augmentation de l’enveloppe annuelle destinée aux crédits en faveur des retraités et des déplacés, passée de 300 à 800 millions de francs CFA. Par ailleurs, 4 741 bourses humanitaires, d’un montant global de 600 millions de francs CFA, ont été octroyées aux orphelins de pensionnés de la CARFO et de la CNSS. Les plateformes e-CARFO et e-CNSS contribuent aussi à faciliter l’accès des usagers aux prestations sociales.
Après cette présentation, les échanges ont porté sur les difficultés concrètes rencontrées par les agents publics et les retraités. Les participants ont notamment soulevé la question des dossiers de retraités en attente, des avancements de carrière et des indemnités des agents admis aux concours professionnels.
Certains intervenants ont attiré l’attention sur les charges supplémentaires, notamment de logement, que supportent les agents appelés à suivre une formation à Ouagadougou. Les conditions d’affectation et de prise en charge des nouveaux fonctionnaires, ainsi que les possibilités de formation et de progression de carrière de certaines catégories de personnels de santé, ont également été abordées.
En réponse, le ministre a expliqué les mécanismes de progression de carrière et les contraintes liées aux textes régissant la fonction publique. Il a insisté sur la nécessité de préserver l’équité entre les agents et d’examiner les conséquences de toute modification réglementaire pour éviter de créer de nouvelles disparités.
Sur les questions de réorganisation et de rémunération, il a précisé que les réformes ne visent pas à « tirer les gens vers le bas ». L’objectif, a-t-il expliqué, est d’accroître la production nationale et les ressources de l’État pour améliorer durablement les conditions de vie et de travail.
Au terme des échanges, le ministre a réaffirmé les priorités de son département : un recrutement public rationnel, transparent et équitable, une formation adaptée, une gestion régulière des carrières et des procédures administratives répondant aux besoins des citoyens. Il a également rappelé son engagement en faveur d’une administration fondée sur le mérite et l’intégrité, du travail décent et d’une protection sociale accessible aux Burkinabè.
En remerciant les participants et les médias, le ministre a appelé à poursuivre le dialogue et à suivre les engagements pris au cours de cette rencontre.
DCRP / Primature