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Prévisions saisonnières 2026 : des risques climatiques à anticiper pour une meilleure résilience

L’Agence nationale de la météorologie (ANAM-BF) a organisé, le vendredi 24 avril 2026 à Ouagadougou, un atelier national de communication des résultats des prévisions saisonnières agro-hydro-climatiques (PRESASS) 2026. Cette rencontre vise, entre autres, à sensibiliser et former les acteurs nationaux sur les implications de ces prévisions pour leurs activités. La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée par le Secrétaire général adjointe, du ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Kiswensida Alice OUEDRAOGOSelon les analyses de l’ANAM-BF, la saison des pluies 2026 devrait présenter plusieurs particularités. Un démarrage tardif est attendu dans plusieurs régions, notamment le Bankui, le Djôrô, le Goulmou, le Guiriko, le Nakambé, le Nando, le Nazinon, la Tapoa et les Tannounyan, ainsi que dans la moitié sud du Kadiogo, l’Oubri et la Sirba.Des séquences sèches de durée normale sont prévues en début de saison sur l’ensemble du territoire. Le Directeur de la climatologie, du changement climatique et de l’adaptation, Jean-Jacques Dabiré, a précisé qu’entre juin et août 2026, une pluviométrie globalement normale à tendance déficitaire est attendue dans plusieurs régions, notamment le Liptako, le Soum, le Sourou, le Yatenga, ainsi que dans certaines parties du Goulmou, du Nakambé, du Nando, du Nazinon et de la Tapoa.Par ailleurs, la fin de saison pourrait être tardive, avec une tendance globalement normale sur la quasi-totalité du territoire. L’ANAM-BF alerte également sur un risque élevé d’événements météorologiques extrêmes, tels que des vents violents et de fortes pluies.Ces aléas pourraient avoir des répercussions sur la sécurité alimentaire, notamment une baisse des rendements agricoles liée aux longues séquences sèches, une prolifération des ravageurs, un remplissage tardif des retenues d’eau, ainsi qu’un risque de verse des cultures sous l’effet des vents.Face à ces risques, plusieurs recommandations ont été formulées. Il est conseillé de débuter les semis après l’enregistrement d’une pluie utile d’au moins 20 mm, de privilégier des semences adaptées et de mettre en place des systèmes de drainage. L’utilisation de variétés tolérantes à l’inondation est également encouragée, selon la Directrice générale de l’ANAM-BF, Mariam TIDIGA.Des risques d’inondations dans les grandes villes, de maladies hydriques et de dégradation des infrastructures ont également été évoqués. À cet effet, l’ANAM-BF préconise le renforcement de la prévention, la diffusion d’alertes précoces, la sensibilisation des populations, ainsi que le repositionnement des moyens de secours et le renforcement de la veille sanitaire.Clôturant les échanges, Kiswensida Alice Ouédraogo a invité les usagers à se tenir régulièrement informés à travers les canaux officiels afin de suivre l’évolution des prévisions établies en avril 2026.

Service d’Information du Gouvernement

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