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Carnet de route du Camarade Ministre de la Famille et de la Solidarité dans les villages retournés du Sourou-Bamkui

𝕰́𝖕𝖎𝖘𝖔𝖉𝖊 4 : À 𝕯𝖎é𝖓𝖎, 𝖑𝖊 𝕸𝖎𝖓𝖎𝖘𝖙𝖗𝖊 𝖆𝖕𝖕𝖊𝖑𝖑𝖊 à 𝖉é𝖘𝖆𝖗𝖒𝖊𝖗 𝖑𝖊𝖘 𝖈œ𝖚𝖗𝖘 𝖕𝖔𝖚𝖗 𝖈𝖔𝖓𝖘𝖔𝖑𝖎𝖉𝖊𝖗 𝖑𝖆 𝖕𝖆𝖎𝖝.

8 h 15.
Le soleil éclaire déjà les plaines du Sourou lorsque le cortège quitte Dédougou.
Cap sur Diéni, à près d’une centaine de kilomètres.
Les premiers kilomètres défilent sans difficulté.
Le bitume traverse une campagne redevenue vivante.
La saison des pluies a déjà commencé son œuvre.
Les champs reverdissent.
Des paysans rejoignent leurs exploitations à vélo.
Des femmes avancent, bassines sur la tête.
Des enfants conduisent des charrettes chargées d’outils agricoles.
Ici, les travaux champêtres ont repris.
Le retour de la pluie accompagne celui de la vie.
Quelques kilomètres plus loin, le goudron laisse place à la latérite rouge.
La piste secoue les véhicules.
Des flaques d’eau ralentissent la progression.
Autour de nous, les champs de coton succèdent aux parcelles de mil.
Puis une scène attire les regards.
Au milieu de son champ, un jeune laboure avec un tracteur.
En apercevant le cortège ministériel, il arrête un instant sa machine, lève la main et salue.
Un geste simple.
Mais le symbole est immense.
Produire à nouveau sur cette terre est déjà une victoire.

9 h 39.
À l’entrée de Diéni, une réalité moins réjouissante attend la délégation.
Un différend oppose deux prétendants à la chefferie traditionnelle.
Très vite, le Directeur de Cabinet engage les discussions.
Le Gouverneur rejoint les échanges.
Deux groupes se forment.
Les voix montent parfois.
Les gestes trahissent la tension.
Pendant plusieurs minutes, chacun cherche une issue.
Le cortège reste en retrait.
Finalement, une décision est prise.
Les services de sécurité sont informés.
La visite peut reprendre.
Mais cette séquence laisse son empreinte.
Tout au long de cette tournée, le Camarade Ministre n’a cessé d’appeler à la cohésion sociale.
Voir des divisions persister dans un village durement éprouvé semble l’affecter profondément.

10 h 03.
Au lieu de la cérémonie, les balafons remplacent enfin les tensions.
Les jeunes filles interprètent l’hymne national dans la langue locale.
L’émotion est immédiate.
Le préfet prend ensuite la parole.
Sa voix retrace les blessures encore ouvertes.
Les journées des 28 et 29 mai 2022 restent gravées dans toutes les mémoires.
Plus d’une trentaine de vies ont été arrachées par la barbarie terroriste.
Ce n’est que le 13 janvier 2024 que les populations ont pu retrouver leur village.
Aujourd’hui, le défi est immense.
Réhabiliter les écoles.
Reconstruire les centres de santé.
Remettre en service les ouvrages d’eau potable.
Renforcer les infrastructures destinées aux FDS.
Accompagner durablement les producteurs.
Les femmes complètent les doléances.
Elles demandent davantage de personnel de santé, des lits d’hospitalisation, des médicaments, des campagnes de dépistage des cancers féminins, la normalisation de l’école primaire, des périmètres irrigués et un appui aux activités génératrices de revenus.

10 h 43.
Le silence s’installe.
Le Camarade Ministre retire son couvre-chef.
Une minute de silence.
Toute l’assistance se recueille.
En mémoire des filles et des fils de Diéni tombés sous les balles des terroristes.
Puis vient le message du Camarade Président du Faso.
« 𝙇𝙚 𝙋𝙧é𝙨𝙞𝙙𝙚𝙣𝙩 𝙫𝙤𝙪𝙨 𝙧𝙚𝙢𝙚𝙧𝙘𝙞𝙚 𝙙’𝙖𝙫𝙤𝙞𝙧 𝙘𝙝𝙤𝙞𝙨𝙞 𝙙𝙚 𝙧𝙚𝙫𝙚𝙣𝙞𝙧 𝙢𝙖𝙡𝙜𝙧é 𝙡𝙚𝙨 𝙨𝙤𝙪𝙛𝙛𝙧𝙖𝙣𝙘𝙚𝙨. 𝙄𝙡 𝙫𝙤𝙪𝙨 𝙙𝙞𝙩 𝙦𝙪𝙚 𝙫𝙤𝙪𝙨 𝙣’ê𝙩𝙚𝙨 𝙥𝙖𝙨 𝙨𝙚𝙪𝙡𝙨. 𝙇𝙚 𝙂𝙤𝙪𝙫𝙚𝙧𝙣𝙚𝙢𝙚𝙣𝙩 𝙚𝙨𝙩 𝙚𝙣𝙜𝙖𝙜é à 𝙘𝙤𝙣𝙨𝙤𝙡𝙞𝙙𝙚𝙧 𝙫𝙤𝙩𝙧𝙚 𝙧𝙚𝙩𝙤𝙪𝙧 𝙚𝙩 à 𝙘𝙧é𝙚𝙧 𝙡𝙚𝙨 𝙘𝙤𝙣𝙙𝙞𝙩𝙞𝙤𝙣𝙨 𝙙’𝙪𝙣𝙚 𝙥𝙖𝙞𝙭 𝙙𝙪𝙧𝙖𝙗𝙡𝙚. »
Mais très vite, le discours prend une autre dimension.
Le Ministre s’adresse aux chefs coutumiers, religieux et traditionnels.
Le ton devient ferme.
« 𝙇𝙚𝙨 𝙛𝙧𝙖𝙘𝙩𝙪𝙧𝙚𝙨 𝙨𝙤𝙘𝙞𝙖𝙡𝙚𝙨 𝙛𝙤𝙣𝙩 𝙡𝙚 𝙟𝙚𝙪 𝙙𝙚 𝙡’𝙚𝙣𝙣𝙚𝙢𝙞. 𝙇𝙚𝙨 𝙙𝙞𝙫𝙞𝙨𝙞𝙤𝙣𝙨 𝙤𝙪𝙫𝙧𝙚𝙣𝙩 𝙡𝙖 𝙫𝙤𝙞𝙚 𝙖𝙪 𝙩𝙚𝙧𝙧𝙤𝙧𝙞𝙨𝙢𝙚. 𝙀𝙣𝙩𝙚𝙧𝙧𝙚𝙯 𝙫𝙤𝙨 𝙦𝙪𝙚𝙧𝙚𝙡𝙡𝙚𝙨. 𝙁𝙖𝙞𝙩𝙚𝙨 𝙙𝙚 𝙫𝙤𝙨 𝙙𝙞𝙛𝙛é𝙧𝙚𝙣𝙘𝙚𝙨 𝙪𝙣𝙚 𝙧𝙞𝙘𝙝𝙚𝙨𝙨𝙚. 𝘾𝙪𝙡𝙩𝙞𝙫𝙚𝙯 𝙡𝙖 𝙨𝙤𝙡𝙞𝙙𝙖𝙧𝙞𝙩é, 𝙡𝙚 𝙙𝙞𝙖𝙡𝙤𝙜𝙪𝙚 𝙚𝙩 𝙡𝙚 𝙫𝙞𝙫𝙧𝙚-𝙚𝙣𝙨𝙚𝙢𝙗𝙡𝙚. 𝘾’𝙚𝙨𝙩 𝙪𝙣𝙞𝙨 𝙦𝙪𝙚 𝙣𝙤𝙪𝙨 𝙥𝙧𝙤𝙩é𝙜𝙚𝙧𝙤𝙣𝙨 𝙙𝙪𝙧𝙖𝙗𝙡𝙚𝙢𝙚𝙣𝙩 𝙣𝙤𝙨 𝙫𝙞𝙡𝙡𝙖𝙜𝙚𝙨. »
L’assistance écoute dans un silence presque religieux.
Car au-delà des infrastructures à reconstruire, c’est aussi l’unité des communautés qu’il faut rebâtir.

À suivre…
Cap sur Goina, où une population entière célèbre son retour et voit déjà poindre les premiers signes de la victoire.

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