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8 heures. Dédougou s’éveille à peine.
Le cortège du Camarade Ministre de la Famille et de la Solidarité quitte la ville en direction du premier village retourné que nous appellerons Bienta.
Cent kilomètres nous séparent de cette localité redevenue vivante grâce aux sacrifices des Forces de Défense et de Sécurité (FDS), des Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) et surtout au courage de ses habitants. Déployés dans la localité le 18 mars 2025, les VDP ont contribué, aux côtés des FDS, à rétablir les conditions sécuritaires ayant permis le retour progressif des populations à partir du 2 avril 2025.



Les premiers kilomètres sont paisibles. Le bitume déroule son ruban noir jusqu’au moment où il disparaît brusquement.
Commence alors une autre réalité.
Une route cabossée, creusée par les pluies, parsemée de pierres et de profondes ornières.
Par endroits, de vastes flaques d’eau obligent le cortège à ralentir. Chaque franchissement est une épreuve.
Autour de nous, une forêt dense semble avaler la route.
Le silence s’installe dans les véhicules.
Rarement une moto.
Rarement un passant.
Ici, le silence n’est pas vide. Il rappelle simplement que cette terre porte encore les cicatrices d’une crise qui a bouleversé des milliers de vies.
Puis apparaît un premier poste des VDP.
Quelques kilomètres plus loin, un second.
Les visages se détendent.
Le village n’est plus loin.
À notre arrivée, un spectacle inattendu.
Des centaines de femmes, d’hommes, de jeunes et de personnes âgées attendent déjà.
La musique des balafons couvre le bruit des moteurs.
« Nous ne pensions jamais voir un ministre venir jusqu’ici », souffle Antoine, un habitant.
« Aujourd’hui, nous savons que nous ne sommes pas oubliés », confie Maimouna.
À l’écart de l’effervescence, le chef du village accueille la délégation.
Son message est simple :
« La douleur est toujours présente. Mais nous remercions Dieu de nous avoir permis de revenir. Nous remercions aussi les FDS et les VDP qui ont rendu ce retour possible. Aujourd’hui, notre priorité est de produire pour nourrir nos familles. »

Quelques instants plus tard, le Camarade Ministre s’adresse à la population.
Son premier message est celui du Camarade Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ.
« Le Président vous dit que vous n’êtes pas seuls. Ouagadougou est avec vous. Bobo est avec vous. Tout le Burkina Faso est avec vous. Il nous a envoyés pour vous écouter, comprendre vos besoins et vous accompagner dans votre reconstruction. Votre retour, amorcé le 2 avril 2025, est déjà une victoire. Votre retour sur la terre de vos ancêtres est déjà une victoire. »
La délégation remet des vivres et du matériel de production avant d’inviter les chefs coutumiers, religieux et communautaires à renforcer la cohésion sociale, la solidarité et le vivre-ensemble.
Car dans ces villages, chacun le sait :
là où renaît la cohésion sociale, le terrorisme recule.





À suivre… Direction Biaro, où les stigmates de la barbarie rappellent encore le prix de la paix retrouvée.
DCRP / ministère de la Famille et de la Solidarité