
Le Ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, le Camarade Jacques Sosthène DINGARA, accompagné de ses proches collaborateurs, a rencontré, le mercredi 28 octobre 2026, les acteurs éducatifs des régions du Bankui et du Nando. Cette étape de la tournée ministérielle s’inscrit dans le suivi de la mise en œuvre effective des réformes éducatives. Elle vise à apprécier les avancées sur le terrain, à relever les difficultés persistantes et à donner les orientations nécessaires pour renforcer l’application des mesures engagées.
Après le Guiriko, la délégation ministérielle poursuit ainsi ses échanges avec les acteurs éducatifs régionaux. L’objectif est de s’assurer que les réformes se traduisent concrètement dans les établissements et produisent les effets attendus sur la qualité des apprentissages, l’inclusion scolaire et les conditions d’accès à l’éducation. Cette démarche permet également de rapprocher les orientations nationales des réalités du terrain et de mieux cibler les besoins d’accompagnement.
Dans le Bankui, l’inclusion scolaire constitue l’un des principaux axes examinés. Le dispositif des Classes transitoires d’inclusion scolaire (CTIS) connaît une extension à la rentrée 2026-2027, avec huit (8) nouvelles classes créées, portant leur nombre à dix (10) de, contre deux (02) au cours de l’année scolaire précédente.
Les données présentées par la Direction régionale de l’Éducation préscolaire, primaire et non formelle du Bankui font également état de 46 apprenants recrutés dans les classes concernées, dont 18 en braille et 28 en langue des signes. Trois écoles accueillent les apprenants en braille : Boromo B, Appel Sanmusso et Bandjié Zerbo. Pour la langue des signes, deux écoles sont identifiées : Hankuy C et Alwata Diawara.
Cette extension du dispositif renforce les possibilités de scolarisation des enfants en situation de handicap et prépare leur intégration progressive dans les classes ordinaires. Toutefois, plusieurs défis demeurent. Les écoles concernées ont besoin de salles adaptées, de matériels spécifiques et d’un renforcement des compétences des enseignants et des encadreurs pédagogiques. L’éloignement de certaines structures, l’absence de familles d’accueil ou d’internats et les réticences de certains parents nécessitent également des réponses appropriées.
La mise en œuvre de l’enseignement bilingue et plurilingue a aussi été passée en revue. Dans la province du Balé, 187 classes de CP1 sont couvertes par la formule d’enseignement bilingue, dont huit dans le privé. Cinq langues y sont pratiquées : le bwamu, le jula, le winiè, le mooré et le nuni. Au total, 177 enseignants ont été formés.
La Banwa compte 102 classes bilingues en jula, avec 99 enseignants formés et un besoin résiduel de trois enseignants. Le Mouhoun totalise 238 classes de CP1 bilingues, avec des besoins en personnel formé. Le Nayala en recense 123, tandis que le Koosin compte 70 classes associant le jula et le bwamu.
Ces données permettent d’apprécier l’étendue du dispositif et les efforts de déploiement de l’enseignement bilingue. Elles mettent aussi en évidence la nécessité de poursuivre la formation des enseignants et de lever les contraintes pédagogiques pour garantir une mise en œuvre cohérente et efficace. L’enjeu est de faire des langues nationales de véritables supports d’apprentissage, en tenant compte de l’environnement linguistique et culturel des enfants.
La réglementation des frais de scolarité dans les structures privées figure également parmi les réformes examinées. Dans le Bankui, le bilan présenté fait ressortir une conformité globalement observée dans les établissements préscolaires privés, même si certaines situations particulières nécessitent une attention. Au primaire, de nombreuses écoles maintiennent des frais stables, avec une conformité particulièrement relevée dans les établissements de catégorie C1.
Dans le Nando, les acteurs éducatifs ont indiqué que la réglementation des frais de scolarité est respectée dans l’ensemble des établissements privés du préscolaire et du primaire. Le suivi de cette mesure doit permettre de consolider son application, de renforcer la transparence des tarifs et de préserver l’accès des familles à l’éducation.
À travers cette tournée, le Camarade Ministre Jacques Sosthène DINGARA entend s’assurer que les réformes éducatives ne restent pas de simples orientations, mais se traduisent par des changements concrets dans les établissements. Les échanges avec les acteurs régionaux permettent de mesurer les avancées, de cerner les difficultés d’application et de définir les actions d’accompagnement nécessaires.
Cette démarche de proximité traduit la volonté du MEBAPLN de renforcer le suivi des réformes et la responsabilité des acteurs dans leur mise en œuvre. L’objectif est de consolider les acquis et de faire progresser, dans toutes les régions, une école burkinabè plus inclusive, plus pertinente et résolument engagée dans l’amélioration de la qualité des apprentissages.








DCRP/MEBAPLN