
Le Chargé de mission, Monsieur Mwin-nog-ti Luc HIEN, représentant le Ministre d’Etat, Ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, a présidé, le lundi 15 décembre 2025, à Manga, dans la région du Nazinon, la cérémonie d’ouverture de l’atelier de réflexion et d’échanges sur la contribution des Groupements locaux de coopération transfrontalière (GLCT) à la sécurisation des espaces transfrontaliers.
Les zones frontalières du Burkina Faso ne sont plus de simples lignes de séparation entre Etats. Elles constituent, aujourd’hui, de véritables espaces de vie, d’échanges et de brassage économique et culturel. Toutefois, elles demeurent fortement exposées à des menaces multiples, notamment le terrorisme, la criminalité transfrontalière, les conflits liés aux ressources naturelles et les déplacements de populations. Dans un tel contexte, la sécurisation durable de ces espaces ne saurait être effective sans une implication accrue et structurée des acteurs locaux.
C’est pour répondre à cet impératif que le ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité (MATM), à travers le Secrétariat permanent de la Commission nationale des frontières (SP-CNF), organise à Manga un atelier de réflexion et d’échanges consacré à la contribution des Groupements locaux de coopération transfrontalière (GLCT) à la sécurisation des espaces transfrontaliers.

Présidant l’ouverture des travaux, au nom du Ministre d’Etat, Ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, le Chargé de mission, Monsieur Mwin-nog-ti Luc HIEN, a souligné l’importance stratégique de cette rencontre. « Face à ces défis, qu’il s’agisse du terrorisme, de la criminalité transfrontalière et transnationale organisée, ou des flux migratoires irréguliers, une évidence s’impose : aucun pays ne peut agir seul. La réponse doit être collective, concertée et ancrée dans les réalités locales », a soutenu Monsieur Mwin-nog-ti Luc HIEN.
Dans cette dynamique, les Groupements locaux de coopération transfrontalière (GLCT) apparaissent comme des cadres privilégiés de dialogue, de coopération et d’actions concertées entre Collectivités territoriales voisines de part et d’autre des frontières. En renforçant la confiance entre les communautés, ils contribuent à la prévention et à la gestion pacifique des incidents et conflits frontaliers, tout en participant au renforcement de la sécurité collective en synergie avec les Forces de Défense et de Sécurité (FDS), les services techniques de l’Etat et les partenaires au développement.
L’atelier de Manga se veut ainsi un cadre d’échanges pour partager les expériences de terrain, capitaliser les bonnes pratiques, analyser les forces et faiblesses des dispositifs existants et identifier des solutions adaptées à la lutte contre l’insécurité et le terrorisme dans les espaces frontaliers et transfrontaliers.
Durant trois (03) jours, les participants, notamment représentants des Groupements locaux de coopération transfrontalière (GLCT), présidents de délégation spéciale, Forces de Défense et de Sécurité (FDS), experts et acteurs locaux, travailleront afin de proposer des mécanismes concrets permettant de renforcer la contribution des GLCT à la gouvernance locale et à la sécurisation des frontières. L’objectif ultime est de faire des espaces transfrontaliers non plus des zones de vulnérabilité, mais de véritables corridors de paix, de stabilité et de développement partagé.

DCRP/MATM