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Situation de la Nation : Le Burkina reste debout malgré l’adversité, selon le Premier ministre

jeudi 16 mai 2019

Conformément aux dispositions de l’article 109 de la Constitution qui lui prescrivent de présenter chaque année la situation de la Nation, le Premier ministre, Christophe Joseph Marie DABIRE, était dans la matinée de ce jeudi 16 mai 2019 face aux députés. Devant la Représentation nationale, il a fait le bilan de l’action de son Gouvernement au cours de l’année 2018 et présenté l’état de la Nation tel qu’il se porte aujourd’hui. Le Chef du Gouvernement a centré son intervention sur trois piliers que sont la réforme des institutions et la modernisation de l’administration, le développement du capital humain ainsi que la dynamisation des secteurs porteurs pour l’économie et les emplois. Il ressort, de grand oral, la reprise de l’activité économique en 2018, avec un taux de croissance de 6,6%, malgré un contexte national particulièrement difficile marqué de nombreuses attaques terroristes et de nombreux remous sociaux.

Rendre compte aux députés de la 7e législature, de l’état de la Nation, afin qu’ils prennent connaissance des acquis de l’action gouvernementale, mais aussi des défis à relever et des perspectives relatives à la mise en œuvre des politiques publiques.
Tel a été l’objectif du Discours sur la Situation de la Nation (DSN) livré par le Premier ministre, Christophe Joseph Marie DABIRE, ce matin du 16 mai 2019.
D’entrée, le Premier ministre a soutenu que l’action du Gouvernement a été conduite au cours de l’année 2018 par son prédécesseur Paul Kaba THIEBA, dans un contexte national particulièrement difficile, « où la sécurité des biens et des personnes a été durement éprouvée » avec « de nombreuses attaques terroristes ayant occasionné plusieurs victimes », et « de nombreux remous sociaux qui ont affecté l’efficacité de l’action publique ».

Malgré ces adversités, il a martelé que le Gouvernement n’a pas failli à ses missions essentielles qui sont celles de préserver l’intégrité du territoire et l’unité nationale et d’assurer le progrès du Burkina Faso sur le sentier de la consolidation des valeurs fondamentales de liberté, de démocratie, de justice et des droits humains. Le Burkina Faso reste debout malgré l’adversité a indiqué le chef du gouvernement qui réaffirme sa détermination à poursuivre la mise en œuvre des immenses chantiers de développement du Président du Faso.

Prenant appui sur les acquis majeurs en matière de gouvernance, de dynamisation de l’activité économique et d’accès aux services sociaux de base par l’ensemble de la population, Christophe Joseph Marie DABIRE a insisté sur trois points essentiels, à savoir la réforme des institutions et la modernisation de l’administration, le développement du capital humain et la dynamisation des secteurs porteurs pour l’économie et les emplois.

Pour ce qui est de la réforme des institutions et de la modernisation de l’Etat pour plus de sécurité, de justice, de démocratie et de liberté qu’il a qualifié de « boussole de l’action gouvernementale au cours de ces dernières années », il a mentionné que l’Exécutif a poursuivi quatre objectifs majeurs, notamment la promotion de la sécurité des biens et des personnes, l’amélioration de la gouvernance politique et administrative ainsi que la gestion de l’économie nationale, le renforcement de la décentralisation et la dynamisation des économies locales dans la perspective de réduire les disparités régionales de développement.

En ce qui concerne l’amélioration de la gouvernance de l’économie, il a relevé que la reprise de l’activité économique observée depuis 2016 s’est renforcée en 2018 avec un taux de croissance à 6,6%, contre 6,3% en 2017, 5,9% en 2016 et 3,9% en 2015.
« L’espoir d’un lendemain meilleur est permis puisque le taux d’investissement public est passé de 8% en 2017 à 10% du PIB en 2018, mais nous avons besoin de stabilité pour renforcer cette tendance. L’évolution globalement positive des principaux indicateurs macroéconomiques de notre pays témoigne de la capacité du gouvernement à piloter l’économie nationale et à assurer la rentabilité des investissements », a-t-il expliqué.
Quant au développement du capital humain, il a affirmé que le Gouvernement a développé les secteurs sociaux de l’éducation et de la santé pour en faire à long terme des facteurs de croissance du PIB.

Dans ce domaine, le Chef de l’Exécutif a dit que le Gouvernement a poursuivi la construction des infrastructures sanitaires sur toute l’étendue du territoire national, l’amélioration des offres de prestations des structures de santé à travers le renforcement des plateaux techniques, la mobilisation des ressources en eau, des actions dans le domaine du logement, l’accroissement de l’offre dans tous les ordres d’enseignement tout en améliorant la qualité en matière d’éducation et de formation, la lutte contre le chômage et le sous-emploi en facilitant l’accès de tous à des emplois de qualité et à la protection sociale, la réduction des inégalités sociales et de genre, etc.

De ce qui est de la dynamisation des secteurs porteurs pour l’économie et les emplois, le Premier ministre a fait savoir que dans le sens de créer un climat favorable aux investissements privés, le gouvernement a augmenté considérablement l’investissement public afin de développer des infrastructures résilientes et de qualité pour impulser la transformation structurelle de l’économie.

A ce titre, à son avis, au niveau du secteur des infrastructures de transports, de l’énergie, des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC), des productions agro-sylvo-pastorale, entre autres, le Gouvernement a poursuivi au cours de l’année écoulée ses efforts de développement de plusieurs infrastructures dans ces secteurs.
Lors son grand oral, il a rendu un vibrant hommage à toutes les forces armées nationales et aux forces de sécurité intérieure pour le combat difficile qu’elles mènent contre le terrorisme et le grand banditisme.
Par ailleurs, il a réitéré l’appel du Chef de l’Etat, Roch Marc Christian KABORE, à une trêve sociale, lancé le 31 décembre 2018, en vue de créer un climat de sérénité favorable à la mise en œuvre des différentes réformes entreprises par le Gouvernement.

DCI/PM

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