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Programme d’Urgence pour le Sahel du Burkina Faso : Un taux d’exécution physique de 51,93% de mise en œuvre en 2018

vendredi 15 mars 2019

Ce vendredi 15 mars 2019, s’est tenue dans la salle de réunion de la Primature, la première session 2019 du Conseil d’orientation stratégique (COS) du Programme d’urgence pour le Sahel (PUS-BF). Il est ressorti de cette rencontre présidée par le Premier Ministre, Christophe Marie Joseph DABIRE, qu’au 31 décembre 2018, l’état d’exécution du programme fait ressortir 148 projets entièrement exécutés sur 285 programmés, soit un taux d’exécution physique de 51,93%. Au plan financier, les dépenses engagées sur la période s’élèvent à plus de 47,283 milliards francs de CFA, soit un taux de 44,06% en rapport aux prévisions ajustées. Le Conseil a également adopté le plan de travail annuel 2019 du PUS-BF dont le coût s’élève à 147,360 milliards de francs CFA. Une stratégie d’extension aux nouvelles zones de fragilités à savoir les régions de l’Est, de la Boucle du Mouhoun, du Centre-Est et du Nord a également été adoptée.


Le Programme d’urgence pour le Sahel (PUS-BF) est en marche. En effet, la mise en œuvre de ce programme est un motif de satisfaction de la part du Gouvernement, au regard des résultats atteints.
Selon la Ministre délégué auprès du Ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, chargée de l’Aménagement du territoire, Pauline ZOURE, l’état d’exécution du programme en 2018 fait ressortir 148 projets entièrement exécutés sur 285 programmés, soit un taux d’exécution physique de 51,93%.

« Ces résultats sont à mettre en parallèle avec le contexte difficile de l’année 2018. Il s’agit des préoccupations sécuritaires marquées par des incidents ayant entrainé des abandons ou des retards dans l’exécution des chantiers et des mouvements sociaux ayant entrainé des retards importants dans la conclusion des contrats et les paiements mais aussi au regard des régulations budgétaires qui ont été effectuées afin de maximiser l’essentiel du budget de l’Etat dans les domaines de la défense et de la sécurité, même si au niveau des autres départements ministériels une légère baisse a été observée. En 2018, près de 26 ministères étaient concernés par la mise en œuvre de ce programme », a-t-elle expliqué.


Au plan financier, les dépenses engagées sur la période s’élèvent à plus de 47,283 milliards francs de CFA, soit un taux de 44,06% en rapport aux prévisions ajustées.
Le Conseil a également adopté le plan de travail annuel 2019 du PUS-BF dont le coût s’élève à 147,360 milliards de francs CFA, avec près de 70% de financements acquis et 30% à rechercher.

« Il faut aussi relever le fait que le Programme n’appelle pas à des financements totalement nouveaux mais il intervient comme un accélérateur pour que les actions qui ont été inscrites au titre des régions, des collectivités et des communes puissent être réellement mises en œuvre dans des délais bien raccourcis et que nous puissions avoir le changement de la configuration de ces régions en matière de présence de l’Etat, du renforcement de capacités opérationnelles des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) et de nivellement de la base socioéconomique », a précisé Madame ZOURE.

Le COS a également adopté la stratégie d’extension 2019-2021 du PUS-BF aux nouvelles zones de fragilités à savoir les régions de l’Est, de la Boucle du Mouhoun, du Centre-Est et du Nord. L’enveloppe globale pour ces nouvelles zones est fixée à 100 milliards de francs CFA par an.


« A travers cette extension, nous envisageons de recentrer les activités pour pouvoir avoir beaucoup plus d’impacts sur le terrain afin de mobiliser l’ensemble des partenaires techniques et financiers autour de cette stratégie d’intervention », a fait savoir la ministre.
Pour le Gouverneur de la région du Sahel, Pegguy Hyacinthe YODA, les résultats en termes infrastructures publiques sont visibles sur le terrain.

« Effectivement, vous allez voir des réalisations et la population a une très bonne appréciation de ce programme qui a permis de changer la vie des gens. Donc, il y a un impact très positif sur le plan développement au niveau de la région », a-t-il ajouté.

Et le Gouverneur de poursuivre : « C’est vrai qu’il y a des difficultés sur le terrain. Il y a des activités qui ont été programmées dans certaines zones et qui, jusqu’à présent, n’ont pas pu être réalisées à cause de la situation préoccupante d’insécurité qui ne permet pas aux entreprises de se déployer et de travailler de façon sereine mais cela va être corrigé au fur et à mesure avec la stabilisation de ces zones par les FDS ».

Le Conseil d’orientation recommande au Gouvernement de reconduire la mesure portant allègement des procédures de passation des marchés pour la mise en œuvre du Plan de travail annuel budgété (PTAB) 2019 du PUS-BF mais aussi de diligenter l’élaboration d’une stratégie qui devrait permettre la délivrance efficace des services publics sur l’ensemble du territoire, y compris dans les zones soumises à l’insécurité et proposant des mesures d’accompagnement aux entreprises.

DCI/PM

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